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Association (Loi 1er juillet 1901) de défense des droits des militaires.

Le Centac s’engage pour l’environnement

Article publié le 28 avril 2012

Mailly-le-Camp – Le Centre d’entraînement au combat – 5e Dragons (Centac) de Mailly-le-Camp prend au sérieux le développement durable, notamment lors de la semaine qui lui a été consacré du 1er au 7 avril.
Cependant, c’est avant tout une démarche qui s’inscrit dans le long terme et la protection de l’environnement.
Si le Centac est une unité dédiée à la préparation opérationnelle des forces terrestres projetables sur les théâtres d’opérations extérieures, c’est un site pilote du développement durable du ministère de la Défense depuis 2008. Ainsi, la zone sud-est du camp de manœuvre est classée Natura 2000 et une partie de l’espace est classée « zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique » (Znieff), où prolifèrent les pins sylvestres et les genévriers.
Le Centac a su concilier les besoins liés à sa mission avec les contraintes afférentes à la protection de l’environnement : pour les entraînements, l’unité recourt à des moyens de simulations extrêmement sophistiqués avec un impact quasi nul sur l’environnement pendant les exercices.
Aujourd’hui, un seul pas de tir est dédié à l’instruction pour les compagnies et pour le tir hélicoptère. Les buttes de tir sont régulièrement purgées de leurs obus afin de préserver le terrain d’entraînement.
D’ailleurs, au cours des exercices, des observateurs du Centac veillent à la stricte application des consignes : interdiction de prélever des branchages pour camoufler les véhicules, par exemple.
De surcroît, les activités sont réduites à proximité des captages d’eau, destinés à la consommation humaine.

Nettoyage du site des exercices

À l’issue des exercices, chaque unité est chargée du nettoyage d’une zone prédéfinie. Les déchets doivent être triés et déposés dans des bennes spécifiques, reparties sur l’ensemble du camp. Ces bennes sont régulièrement enlevées par une société : 65 % des déchets sont incinérés, 20 % sont enfouis et 12 % sont recyclés. Les déchets de tir, eux, retournent au dépôt de munitions.
Pour le nettoyage des véhicules ou pour leur ravitaillement en carburants, les consignes obligent à utiliser les installations dédiées.
Les boues de ces installations sont récupérées et éliminées suivant les règles en vigueur dans des centres spécialisés. Un registre de suivi des déchets dangereux est détenu par la cellule prévention du Centac.
Les efforts sont concentrés sur l’aménagement du paysage forestier afin d’optimiser l’es-pace de manœuvre, en tenant compte des aspects sécuritaires et de la protection de l’environnement : la création de nouvelles pistes et la réalisation de modelage du paysage participent à une réduction significative des risques d’incendie et autres nuisances.
En dehors des exercices, la société militaire de chasse, assure la gestion cynégétique, pour contrôler la population animalière et limiter les dégâts causés aux cultures.
Les mesures décrites ci-dessus sont prises au quotidien, pour assurer la protection de l’ensemble du camp.

Militaires mais aussi écocitoyens responsables

Le bureau prévention du Centac a pris d’autres mesures, pour l’année 2012, soit une série d’activités ponctuelles, comme une campagne de sensibilisation par la diffusion d’affiches sur le thème des économies d’énergie, le tri sélectif, les bonnes pratiques écoresponsables, mais aussi un reportage effectué sur la station d’épuration, dans le cadre du développement durable, le nettoyage par les unités en rotation de la surface du terrain de manœuvre, du lit de l’Huîtrelle, des enclos des débourbeurs décanteurs et enfin le débroussaillage du camp.
Paradoxalement, la sauvegarde de….

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