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Gérard Longuet devra convaincre (Par Jean Guisnel, Lepoint.fr)

Article publié le 28 février 2011

Le libéral est le nouveau ministre de la Défense. Sa nomination laisse dubitatif dans les rangs de l’armée.

Ce n’est pas une surprise. La nomination de Gérard Longuet au ministère de la Défense était attendue depuis plusieurs jours, et sa confirmation dimanche par le président de la République n’a donc étonné personne. Mais ce week-end, ce n’est pas de l’impétrant que ces militaires parlaient d’emblée, mais bien du sortant… Alain Juppé. Très satisfaits de l’arrivée à l’Hôtel de Brienne d’un vrai gros poids lourd – de surcroît numéro deux du gouvernement -, les cadres des armées n’auront eu aucune raison de s’en plaindre durant ses trois mois et quelques jours de présence à leur tête.

Ils apprennent de ce fait, avec une déception certaine, la nomination de Gérard Longuet, qu’ils connaissent très mal. Il avait quitté ses dernières fonctions ministérielles (au ministère de l’Industrie) en 1994, voici dix-sept ans. Il traversait depuis un désert politique, après avoir été président du Parti républicain, vice-président de l’UDF. Depuis 2009, il était le chef de file des sénateurs.

Aux yeux des militaires, le premier problème réside dans l’arrivée d’un sénateur n’appartenant pas au premier cercle de l’élite politique. « On a touché du petit calibre, bof ! » persifle un officier général déçu… Deuxième difficulté : Gérard Longuet a longtemps traîné des casseroles (financement du Parti républicain, marchés publics des lycées d’Ile-de-France), dont il a certes été définitivement lavé par la justice, mais qui ont conduit l’Élysée à s’assurer, avant sa nomination, qu’il n’y en avait pas d’autres. Cela n’a pas tardé à se savoir à l’état-major des armées…

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Un commentaire suite à cet article :

  1. « Après une scolarité passée au lycée Henri-IV de Paris, Gérard Longuet entame des études de droit et de lettres. Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris en 1966, il obtient un diplôme d’études supérieures (DES) de sciences politiques en 1968.
    En 1964, il prend part, en compagnie d’Alain Madelin, à la création du mouvement Occident, organisation de militants d’extrême droite souvent impliqués dans des affrontements violents contre l’extrême gauche.
    En 1967, soupçonné en sa qualité de dirigeant du mouvement d’avoir été co-instigateur d’une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen (l’un de ces derniers étant laissé dans le coma après l’attaque), il est inculpé et incarcéré. Gérard Longuet est condamné le 12 juillet 1967 à 1 000 francs d’amende pour complicité de « violence et voies de fait avec armes et préméditation », en même temps que douze autres militants d’extrême droite, dont Alain Madelin et Patrick Devedjian. De cet engagement, il dit : « J’assume avoir été d’extrême droite. On s’est simplement trompés sur le modèle colonial, qui ne pouvait perdurer. »
    Il entre à l’École nationale d’administration (ENA) en 1971 et en sort en 1973 (promotion François Rabelais). Entre temps, en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année.
    Inquiété pour le financement du Parti républicain et la construction de sa villa, il doit démissionner du gouvernement Édouard Balladur en octobre 1994, et entame un retrait médiatique tout en restant à la tête de la région Lorraine. Il est mis en examen en 1995 dans l’enquête sur le financement occulte du Parti républicain. Il bénéficie d’un non-lieu le 8 mars 2010 en partie grâce à la loi d’amnistie de 1990 sur les financements politiques, certains faits reprochés représentants un financement illégal de parti politique mais la loi d’amnistie ne permettant des poursuites que pour des faits d’enrichissement personnel.
    Renvoyé devant le tribunal correctionnel pour « recel d’abus de crédit » dans une affaire concernant la construction de sa villa de Saint-Tropez (Var), il est relaxé en première instance, puis par la cour d’appel de Paris, en novembre 19986.
    Mis en garde à vue en mai 2001 pour recel de corruption dans l’affaire des marchés publics d’Île-de-France, il est également relaxé, en octobre 2005. »
    Jolie CV!!!!, il a été au tribunal plus de fois que 99% des militaires qu’il va « administrer » !!!

    44magnum • 28 février 2011 à 8 h 59 min