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INFO LCI – Procédure disciplinaire contre un officier de gendarmerie pour avoir comparé les Guyanais à des animaux. (Mathieu JUBLIN)

Article publié le 6 mai 2018

DOCUMENT – Un chef d’escadron de la gendarmerie mobile en mission en Guyane a assimilé la population locale à des “singes hurleurs” dans un document que nous nous sommes procuré. Des propos qualifiés « d’intolérables » par l’institution et dénoncés ce dimanche par Gérard Collomb. Il est visé depuis le 4 mai par une procédure disciplinaire.

Après avoir prononcé en Guyane un discours jugé raciste par plusieurs témoins et de nombreux gendarmes eux-mêmes, un chef d’escadron de gendarmerie mobile fait l’objet d’une procédure disciplinaire. LCI et Le Monde ont obtenu une copie de ce discours dans lequel l’officier assimile des habitants de Guyane à des “singes hurleurs”. Ce dimanche Gérard Collomb a dénoncé « des propos inadmissibles et choquants » et rappelé « son attachement au strict respect des règles déontologiques et à l’exigence d’exemplarité » qui « doivent encadrer l’action des forces de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions ».

Pendant trois mois, de fin janvier à fin avril, plusieurs dizaines de gendarmes mobiles de l’escadron 25/1, basé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), étaient en mission à Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane, afin d’appuyer les gendarmes locaux. Le 21 avril, avant de quitter la collectivité d’outre-mer, leur chef, Cédric S., prononce un discours devant ses subordonnés et plusieurs officiels, civils ou militaires.

“Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs” Cédric S., chef d’escadron »

Dans ce texte censé faire le bilan de sa mission, Cédric S. fait part de ses considérations sur “cette population… spéciale” qu’il a croisée en Guyane. “Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool et entourés de plantes euphorisantes, s’en prenant sans prévenir à des proies toujours crédules”, écrit-il, indiquant ensuite qu’il s’agit bien d’une “allégorie”.

Il évoque également “des paresseux très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent”, ainsi qu’une référence à “monsieur et madame Groseille”, qui “n’ont pas manqué de nous demander de l’aide, comme toujours…” Référence au film “La vie est un long fleuve tranquille”, qui présente les Groseille comme une caricature de la famille modeste ?

Le discours a ensuite été publié dans “La Gazette du 25/1”, un journal destiné aux gendarmes de l’escadron. Cette gazette a été affichée plusieurs jours dans le cantonnement de l’escadron à Saint-Laurent-du-Maroni, avant d’être enlevée, puis envoyée par e-mail aux gendarmes mobiles.

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Un commentaire suite à cet article :

  1. Quelle chance (ou plutôt quelle conquête… !?) de pouvoir lire en 2018 cet article ! Je partage l’avis de M. Gérard Collomb qui a « condamné » ces propos : « inadmissibles et choquants. » Affaire à suivre…

    Anonyme • 7 mai 2018 à 13 h 40 min