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Dépistage précoce du cancer du sein

Article publié le 18 décembre 2017

Question écrite n° 00266 de M. Jean-Noël Guérini (Bouches-du-Rhône – RDSE-R) publiée dans le JO Sénat du 13/07/2017 – page 2264

M. Jean-Noël Guérini appelle l’attention de Mme la ministre des solidarités et de la santé sur le dépistage organisé du cancer du sein.
Le cancer du sein demeure le cancer le plus meurtrier chez la femme : chaque année, il touche plus de 50 000 nouvelles femmes et 12 000 en meurent.
Généralisé depuis 2004, le dépistage organisé par mammographies systématiques, prises en charge à 100 %, commence à 50 ans et se répète tous les deux ans jusqu’à 74 ans. Longtemps promu sans réserve, ce dépistage a fait, ces dernières années, l’objet de polémiques, entretenues sur les réseaux sociaux, au motif qu’il entraînerait de « faux positifs » et des mutilations inutiles. La conséquence, comme le déplore à raison le président du Collège national des gynécologues et obstétriciens français, c’est une baisse sensible du dépistage (seulement 51,5 % de participation en 2015), ce qui conduit de trop nombreuses patientes à consulter trop tard. Pourtant, le dépistage sauve des vies, puisqu’il permet de repérer des tumeurs de plus petite taille, à un stade précoce, ce qui signifie également des traitements moins pénibles, sans ablation du sein ou chimiothérapie.
En conséquence, il souhaiterait savoir ce qu’elle compte mettre en œuvre pour que les femmes éligibles reçoivent une information fiable sur le dépistage du cancer du sein et soient ainsi davantage encouragées à y participer.

Réponse du Ministère des solidarités et de la santé publiée dans le JO Sénat du 30/11/2017 – page 3783

En France, le dépistage organisé du cancer du sein mis en place en 2004 enregistre une stagnation de la participation des femmes entre 50 et 74 ans auquel il s’adresse. Les études scientifiques et les avis d’experts recommandent pourtant ce dépistage pour diminuer la mortalité qui lui est imputable et la lourdeur des traitements des tumeurs ainsi soignées à un stade plus précoce. Une concertation citoyenne et scientifique sur ce sujet a débouché sur un rapport de recommandations en septembre 2016. Sur la base des orientations de ce rapport, un plan de rénovation du dépistage du cancer du sein a été lancé en avril 2017 avec notamment pour ambition de mieux informer les femmes par l’instauration de deux consultations de prévention à 25 ans et à 50 ans, par la mise à leur disposition et à celle des professionnels de santé d’une information renouvelée, plus complète. Le plan d’action est consultable sur le site du ministère des solidarités et de la santé : http://solidarites-sante.gouv.fr/archives/archives-presse/archives-communiques-de-presse/article/marisol-touraine-modernise-le-depistage-organise-du-cancer-du-sein-et-annonce Il est en cours de mise en œuvre par les services du ministère, l’institut national du cancer (INCa) et l’assurance maladie.

Source:  JO Sénat du 30/11/2017 – page 3783

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