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Association (Loi 1er juillet 1901) de défense des droits des militaires.

Projet de rationalisation du ministère des armées à Balard

Article publié le 4 octobre 2017

Question écrite n° 00532 de M. Michel Vaspart (Côtes-d’Armor – Les Républicains) publiée dans le JO Sénat du 20/07/2017 – page 2319

M. Michel Vaspart attire l’attention de Mme la ministre des armées sur le regroupement sur un site dédié, construit à Balard, de l’administration centrale du ministère de la défense au cours des dernières années, pour un ministère plus efficace, regroupé sur un site unique plutôt que dispersé sur une douzaine de sites parisiens, un ministère modernisé et plus économe, par la mutualisation des moyens de fonctionnement, une gestion plus rationnelle des emprises parisiennes du ministère, de meilleures conditions de travail au quotidien pour le personnel civil et militaire, enfin un grand geste architectural pour l’État, pour les armées et pour Paris.
Il souhaiterait connaître l’état actuel de réalisation du projet Balard et comprendre les raisons du maintien de l’important bâtiment de la rue Saint-Dominique dans ce contexte.

Réponse du Ministère des armées publiée dans le JO Sénat du 21/09/2017 – page 2919

Le nouveau site du ministère des armées situé à Balard (Paris 15ème) a été inauguré par le président de la République le 5 novembre 2015. Accueillant plus de 9 000 personnes et abritant 3 000 bureaux sur une superficie totale de plus de 16 hectares, l’hexagone Balard regroupe désormais directions centrales et états-majors des armées. Cette opération immobilière d’envergure a permis d’améliorer substantiellement les conditions de travail des personnels, tout en rationalisant les moyens de fonctionnement. La densification de ce site se poursuit comme en atteste la livraison de deux nouveaux bâtiments prévue en 2018. Le regroupement des services sur le site de Balard a eu pour effet de libérer tout ou partie d’une douzaine d’emprises parisiennes. Plusieurs d’entre elles ont déjà été cédées comme celles de Penthemont-Bellechasse, de la Pépinière, de Saint-Thomas d’Aquin, de La Tour-Maubourg ou de Lourcine. Dans ce contexte, la cession d’une large fraction de l’Îlot Saint-Germain (Paris 7ème) constitue un objectif prioritaire pour le ministère. Cette cession est en cours concernant deux ensembles qui devraient être aliénés selon des modalités différentes compte tenu de l’accord conclu en 2016 entre l’État et la ville de Paris. Elle devrait notamment permettre la construction de logements sociaux et d’équipements publics. Seule sera conservée dans le patrimoine de l’État la partie de l’Îlot centrée sur l’Hôtel de Brienne. Cet édifice constitue en effet un lieu emblématique de la République où se sont succédé de nombreux hommes d’État et des militaires illustres et où des décisions majeures ont été prises pour préserver la liberté et l’indépendance nationale de la France.

Source:  JO Sénat du 21/09/2017 – page 2919

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