Réactions à l’article de l’Essor « Le général Brachet rattrapé par le suicide d’un lieutenant en 2007″ (Michel Munier)

Suite au message adressé pour large diffusion au sein de l’UNPRG par son président Henri Martinez, Alain Dumait, directeur de  « l’Essor dans la gendarmerie »  fait part de ses observations par le même moyen, tandis que le général Brachet et les présidents d’honneur du Trèfle réagissent sur le site de la société.

Le contexte :

Un article paru dans les colonnes de l’Essor rapporte sous le titre « Le général Brachet rattrapé par le suicide d’un lieutenant en 2007«   les résultats d’un jugement du tribunal des pensions de Lyon et relate les dernières heures qui ont précédé le suicide en 2007 d’un lieutenant dans les locaux de l’escadron 11/7 à Bron (69).

Les réactions :

  • Le 28 juin dernier, par message électronique adressé pour large diffusion au sein de l’UNPRG et autres associations, le président Martinez fait part de son indignation suite à cette parution, précisant que de tels écrits sont de nature à aggraver l’antipathie de la DGGN et du milieu officiers vis à vis de l’Essor et de l’UNPRG, et l’on t amené à exprimer ses regrets au général Brachet et à la Direction de la gendarmerie. Il formule également le regret que mr Dumait, directeur de l’Essor ait tenu à faire paraitre cet article, et qu’il n’ait pas tenu ses engagements alors qu’ils s’étaient mis tous deux d accord pour que le nom du général et de son association ne soient pas cités.
  • Le 1er juillet, Mr Alain Dumait, dans un message (dont nous recevons copie ce jour), fait part de ses remarques :

Mesdames et messieurs,

Le message envoyé le vendredi 28 juin (à 11:42) par le président Martinez à l’ensemble des présidents départementaux et administrateurs nationaux de l’UNPRG (en rappel ci-dessous), appelle de ma part les remarques suivantes :

1) La plus élémentaire des courtoisies, entre «partenaires», qui plus est liés par un contrat qui vient d’être renouvelé, aurait voulu que M. Martinez me fasse au moins destinataire de sa «mise au point»…
2) Cette courtoisie, selon moi élémentaire, m’a amené à communiquer, avant parution, le 18 juin, au général Brachet lui-même l’article dont il est question.
3) ce dernier, à ce jour, n’a pas souhaité réagir.
4) A réception de ce projet d’article, M. Martinez m’a téléphoné pour me demander de ne pas le faire paraitre. Ce que j’ai refusé, sur le double argument qu’il s’agissait d’une information publique, disponible au greffe de la Cour d’appel de Lyon, et que ma source, extérieure au dossier, ne manquerait pas de transmettre l’info à un autre support. M. Martinez m’a semblé comprendre. Il m’a demandé alors de supprimer «au moins» le dernier paragraphe de ce projet, ainsi rédigé : ”Circonstance fâcheuse : le général qui a organisé ce tribunal improvisé et convoqué le lieutenant B, préside actuellement l’association des officiers de Gendarmerie « Le Trèfle »”. Ce paragraphe a en effet été supprimé – comme il est facile de le vérifier – conformément à mon seul engagement pris auprès de M. Martinez au cours de cette conversation téléphonique. J’ajoute que ce paragraphe a été supprimé non pas tant pour faire plaisir à qui
que ce soit, mais parce qu’il était malvenu. (Une règle de l’écriture journalistique est de ne jamais conclure un article en en commençant un nouveau…). J’affirme que je ne me suis jamais engagé à  ce que le nom du général n’apparaisse pas, tout comme le nom de l’association qu’il préside. Car c’était tout simplement impossible, de pousser aussi loin l’hypocrisie… J’ai transmis au général Brachet un brouillon d’article ; les demandes de M. Martinez (mandaté par le général ?…) m’ont amené à le remanier…
5) Je soutiens que le traitement de cette affaire de la part de L’Essor a été aussi responsable et modéré que possible. Nous n’avons pas mis la photo du général Brachet, ni cité les attendus de la Cour, pourtant extrêmement sévères pour la hiérarchie de la Gendarmerie. Cette petite polémique inutile va simplement m’amener à publier sur le site de L’Essor l’arrêt de la Cour d’appel de Lyon in extenso. Nos lecteurs apprécieront. Car ce n’est pas cet article de L’Essor qui «met gravement en cause le Général Brachet», mais tout simplement un arrêt de Cour d’appel. Cela doit quand même être dit !
6) Le message de M. Martinez m’apprend qu’il y aurait de « l’antipathie de la part de la DGGN et  du monde officier vis à vis de L’Essor». Comme j’ai une impression exactement inverse, confortée par tous mes contacts au plus haut niveau, je vais être désormais plus attentif… Je me souviens d’un vieil adage : «on prête souvent à autrui les sentiments qu’on a soi-même»…
7) M. Martinez est à l’évidence très désireux de maintenir de bonnes relations avec la DGGN et «le monde officier». Il a raison. Que ne garde-t-il quand même un peu d’empathie pour la veuve du lieutenant B….
8) Dernière remarque : cet arrêt de la Cour d’appel n’aurait évidemment pas été publié au greffe le 11-06 si le service des pensions du ministère de la défense n’avait pas cru devoir faire appel d’une décision favorable à la veuve du lieutenant B. La sévérité des attendus de l’arrêt s’explique sans doute, pour une part, par l’exaspération de la Cour devant cette obstination-de-trop de la hiérarchie militaire, en l’occurrence gendarmique
9) ultime observation : la commission de presse de l’UNPRG du 20 juin 2013 n’a émis aucune remarque sur cette page 6 du n° 459 de L’Essor, en cours de bouclage…

Mesdames et messieurs,

Je serai évidemment très attentif à toute observation.

Au delà du caractère «particulier» de votre président, et des relations difficiles qui en résultent (comme c’était déjà le cas avec mes prédécesseurs), je saisis cette occasion pour vous redire que je souhaite avoir avec chacun d’entre vous les meilleurs relations, si possibles directes.

Toute association durable connait des péripéties. Ce qui fait la force de la relation entre l’UNPRG et L’Essor, c’est qu’ensemble nous défendions la communauté des gendarmes. Toute la communauté de tous les gendarmes. Y compris ce lieutenant, poussé à bout, qui se suicide avec son arme de service dans les toilettes de son escadron. Et pas seulement les officiers généraux. Aussi superbes soient-ils.

Votre dévoué,

Alain Dumait
Directeur
L’Essor de la Gendarmerie

 

  • Le même jour, le général Brachet réagit également à l’article de l’Essor sur le site du Trèfle, la société mutualiste qu’il préside :

 

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