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Association (Loi 1er juillet 1901) de défense des droits des militaires.

Il regardait des vidéos pornos avec des images de mineurs (Philippe Engerbeau)

Article publié le 31 mars 2012

L’adjudant-chef de l’armée avait laissé son ordinateur portable dans le métro. Il a été condamné à 24 mois de prison avec sursis et obligation de soins.

L’adjudant-chef de l’armée de Terre qui comparaissait hier au tribunal correctionnel de Niort devait répondre du délit de diffusion d’images pornographiques mettant en scène des mineurs sur son ordinateur portable : 3.000 images au total et 600 vidéos avec des jeunes hommes encore mineurs.

Le militaire y avait pris goût

C’est son portable, retrouvé par un passant dans le métro à Paris, qui avait alerté le parquet. A l’époque, le militaire, âgé de 49 ans demeurait dans le sud des Deux-Sèvres.
A la barre du tribunal celui-ci a reconnu les faits. « J’ai été initié par quelqu’un et j’y ai pris goût », a répondu le prévenu à la présidente du tribunal, Sylvie Bordat, qui a tenté de comprendre son cheminement. Cette dernière a évoqué son parcours : élevé seul par sa mère puis placé dans une famille d’accueil et maltraité. Une fois adulte : des états de service irréprochables au sein de l’armée.
« Je reconnais que ce que j’ai fait n’est pas bien », a avoué sans difficulté le militaire.« Finalement c’est un bien que je sois ici aujourd’hui devant ce tribunal. Je suis suivi psychologiquement depuis. Je suis retourné chez mes parents que je n’avais pas vus depuis 23 ans. Je souhaiterais désormais mettre une chape de plomb sur tout cela ».
Le procureur de la République, Véronique Emmanuel-Toribio, a souligné que vouloir mettre une chape de plomb sur tous ces faits, dans un premier temps, ne constituait pas une bonne idée. Elle a requis 24 mois de prison avec sursis.
L’avocat du prévenu, Me Pascal Munoz, a plaidé que son client avait été déjà sanctionné sévèrement par la justice militaire, puisque condamné à six mois de suspension. « L’armée pour lui fut comme une seconde famille. Je ne pense pas qu’il soit quelqu’un de dangereux. Les 24 mois requis par le procureur me paraissent relativement longs. La mise à l’épreuve, mon client en est presque partisan ».
Le tribunal a finalement condamné le militaire à 24 mois de prison avec sursis, mise à l’épreuve durant 3 ans, l’obligation de soins et l’interdiction à titre définitif d’entrer en contact avec des mineurs, que ce soit dans un cadre professionnel ou bénévole.

Compte rendu d’audience Philippe Engerbeau
Source: http://www.lanouvellerepublique.fr

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