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Association (Loi 1er juillet 1901) de défense des droits des militaires.

HALTE AU MANAGEMENT COMPASSIONNEL DE L’ARMEE FRANCAISE

Article publié le 28 août 2008

Après avoir traité d’amateurs les paras et les militaires de l’armée française -c’était le 30 juin-il a fallu treize jours au chef des armées pour faire acte de contrition par un message du 13 juillet dans lequel il leur exprimait « toute son estime et son amitié ». Le lendemain après un défilé impeccable devant de nombreux […]

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Un commentaire suite à cet article :

  1. J’approuve l’essentiel de votre article sur ce management compassionnel d’un événement prévisible (la mort de soldats au combat) même si 10 d’un coup est une douche froide et un réveil brutal pour les Français.
    Le PR qui est un impulsif et se contrôle rarement (excepté lors du débat avec Ségolène Royal) a immédiatement traité les militaires d’amateurs après la bavure de Carcassonne. Il y avait erreur grave mais ce n’est pas une raison pour faire un amalgame. Je crois qu’il a heurté beaucoup de militaires ce jour-là, même ceux qui avaient voté pour lui. Il n’a jamais porté l’armée dans son cœur et cela se comprend de la part d’un homme qui n’a que 10 mois de Travaux d’Intérêt Général à Balard à se reprocher.
    Mais il est coutumier d’un comportement outrancier, bien éloigné de ce qu’on attend d’un PR en exercice : les « descend, si t’es un homme » ou « casse toi, pauv’ con » devant les caméras (il sait qu’elles sont présentes) sont indignes de la fonction.
    Aujourd’hui, il essaye de se rattraper envers les militaires et en fait même trop.
    On est sur le même registre que la repentance envers les crimes (d’un seul bord ?) commis en Algérie ou ailleurs. Pourquoi faut-il que la France s’agenouille systématiquement devant le politiquement correct et la pensée unique ? Je dis qu’il y a eu des aspects positifs à la colonisation.
    Concernant l’embuscade, la communication officielle est désastreuse et floue. Pourquoi ne pas dire d’emblée ce qui s’est réellement passé, même si c’est dur à entendre pour les familles ? Un jour, la vérité ressort. La conférence de presse du Général Puga est arrivée bien tardivement. La preuve, aujourd’hui même, on apprend qu’un soldat a bien été exécuté à l’arme blanche. Ne pas l’avoir dit aussitôt laisse à penser qu’on a camouflé d’autres faits. Donc on se décrédibilise au lieu de protéger les proches qui, au contraire, veulent savoir toute la vérité, même atroce.
    Ma crainte est de voir maintenant l’exécutif s’impliquer directement dans la gestion et le commandement des opérations tactiques de terrain. Ce qui engendrerait une démotivation des chefs de contact, et des délais de réaction très dangereux.
    Le comble est d’envoyer les familles sur place. Je suis d’accord avec ce que vous dites à ce sujet.
    Les Talibans savent désormais que la France n’est pas prête à accepter d’autres morts et ils vont donc faire leur effort sur ce maillon faible.

    Papyves • 5 septembre 2008 à 16 h 52 min